La réponse à « la Vie, l’Univers et le reste »… ben non, mais des bonnes questions …
Publié le: 1 septembre 2010 | Auteur: jfmarcoux | Catégorie: Non classé, Québec, Réseau social, information, internetCette semaine, mon intervention est colorée par un événement triste qui s’est produit dans mon entourage, un ami très proche a perdu sa mère. Cet ami «Fred» a participé à sa façon à la création de Click Contact. Lorsque le projet a démarré, j’étais alors en colocation avec lui et il nous a supporté, mes partenaires et moi, pendant des mois, en nous permettant d’utiliser le salon de notre logement pour mettre en place notre projet. C’est aussi lui qui, sorti de nulle part, alors que nous nous creusions les méninges pour trouver un nom pour notre site, avait tout bonnement lancé le fameux « ben pourquoi pas… Click Contact » Alors que j’étais toujours son colocataire, sa mère a fait un séjour d’une semaine chez-nous pour le visiter au Québec et la dame m’a laissé une forte impression. C’était une femme d’une grande culture, plus grande que nature, avec une opinion sur tout, les débats et les échanges se succédant à un rythme fou. Lors de ces échanges, j’ai saisi qu’elle avait un grand respect pour l’intelligence et un mépris profond de la bêtise humaine. Je m’en voudrais de ne pas souligner qu’elle avait un talent certain pour la peinture et les multiples toiles signées de sa main qui décoraient nos murs en faisaient foi. Cette disparition m’a interpellé dans une certaine mesure, même si je n’étais pas un proche de la dame en question mais il est certain que la tristesse m’a gagné, à l’idée de savoir que Fred souffrait de ce départ.
Mes réflexions sur le sujet m’ont amené dans toutes sortes de directions. L’homme est une créature fondamentalement sociable, nous tissons des liens avec les gens et ces liens de même que les interrelations qui en découlent nous font vivre un nombre incalculable d’expériences qui nous forment, nous forcent à évoluer et nous amènent à nous définir comme individu. Mais quelle est l’importance du décès d’une personne, une seule personne sur l’ensemble de la population mondiale ? C’est finalement dans ce cadre que j’apprécie particulièrement le poète anglais John Donne qui nous met sur une piste de réponse : « nul homme n’est une île ». Par cette phrase, il affirme sa conviction profonde dans le fait que l’humain forme un tout à l’image d’un continent. Cette vision, losqu’on l’approfondit est lourde de conséquences. Donne pousse la métaphore plus loin en disant : « un continent qui voit une de ses côtes disparaître dans la mer se voit diminué, tout comme la perte d’un seul individu laisse l’humanité diminuée » et « la mort de tout homme me diminue parce que j’appartiens au genre humain ». L’enseignement visé par ses réflexions est qu’agresser autrui revient à s’agresser soi-même. J’y trouve une certaine sagesse qui demeure à la fois simple et inflexible car une personne qui s’engage entièrement dans cette façon de voir la vie s’impose d’être au service et à l’attention des autres et cela, sans réserve. J’aime bien, par contre, ce constat d’interrelation qui existe entre les humains. Nous sommes souvent inconscients de l’étendue des liens qui nous unissent, ce qui nous rend parfois difficile l’évaluation de l’importance qu’a la perte d’une personne pour la collectivité qu’est le genre humain.
Bon… je crois que vous avez assez d’éléments pour saisir jusqu’où mes réflexions ont porté lors de cet événement, mais je m’en voudrais d’en rester là. Click Contact est un outil génial pour tirer profit du potentiel que le genre humain peut générer mais aujourd’hui, par le biais de son blog, un autre type d’opportunité m’est offert, soit celui de la postérité. Internet s’est développé et représente aujourd’hui un incontournable pour une multitude d’aspects de nos vies. Des organisations comme Google s’affairent à numériser les livres et les ouvrages que recèlent les bibliothèques du monde. Ce faisant, ils font d’Internet un centre d’archives qui sera consulté et étudié par les historiens, les sociologues, anthropologues et bien d’autres pour des générations à venir. Pour ma part, je veux profiter de la tribune qui m’est actuellement offerte pour souligner le passage parmi nous de cette dame qui a su laisser sa marque autour d’elle, soit madame Claude Élizabeth ALBERT
Je vous invite à laisser un commentaire ou à présenter vous-même un hommage. Merci, revenez la semaine prochaine. Salut Fredo…
Jeff
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Mes condoléances les plus respectueuses.
Je n’ai jamais connu personnellement la mère de Fred, mais je tiens à lui offrir toutes mes sympathie.
De plus, je tiens à saluer la démarche de Jeff. Cet article m’a sincèrement touché et démontre que nos bons amis seront toujours là pour nous supporter, quoi qu’il arrive.
Pour conclure, un grand merci à Fredo pour sa contribution dans le projet !
Merci pour vos interventions, je voulais inviter les gens qui ont connu des pertes importantes à utiliser eux aussi cette tribune pour rendre un dernier hommage aux disparus.