Publié le: 22 septembre 2010 | Auteur: jfmarcoux | Catégorie: Inusité, Nouveau site Internet, Québec, Réseau social, information, internet, web 2.0
Cette semaine, je veux attirer votre attention sur deux vidéos que j’ai visionnés et partager avec vous certaines questions que je me pose après leur écoute. Ces deux vidéos qui originent de sources différentes, présentent dans un format semblable certaines données concernant Internet et les médias sociaux.
Le premier est l’oeuvre de l’auteur de Socialnomics, Erik Qualman.
Social Media Revolution 2 (Refresh)
À noter qu’une version française de toutes les données présentées dans le vidéo est disponible ici
Le second vidéo est l’oeuvre de Social Media Energy.
Social Media Revolution 2010
Je suis vraiment curieux… quelle est votre réaction ? Au premier visionnement, j’ai été abasourdi, chaque ligne de texte étant un choc et frappant mon imaginaire. C’est le genre de données qui signifient :« si t’es pas sur le net, t’existes pas pour ainsi dire ». Est-ce vraiment la nouvelle réalité ?
J’ai senti le besoin de revoir ces vidéos pour mieux m’imprégner des chiffres présentés. Dès cette seconde écoute, certains d’entre eux ont commencé à me déranger, à me sembler exagérés. C’est à partir de là que j’ai commencé à regarder les vidéos sous un autre angle, avec une question en tête : quel est l’objectif de ces vidéos, pourquoi ont-ils été créés ? À mon avis, ces vidéos ne font pas que rapporter des faits, ils sont de la vente, de la promotion en faveur des médias sociaux.
Ces vidéos sont des stratégies pour nous amener à croire que si l’on n’utilise pas les médias sociaux, il est grand temps de s’y mettre. Ils jouent beaucoup sur le besoin d’appartenir à la majorité qui est naturel chez l’homme… Personne ne veut être de reste. J’ai toujours l’impression que les chiffres sont gonflés, cette stratégie étant très connue en pub. Il sera toujours plus vendeur de dire : « venez sur Click Contact, le nouveau site que des milliers et des milliers de personnes ont déjà découvert », plutôt que de dire: « grand lancement, viens découvrir Click Contact ». Évidemment, certains chiffres sont probablement justes, mais ils sont souvent, en eux-mêmes, phénoménaux. Je donnerai simplement comme exemple les 550 millions de membres de Facebook. Selon moi, c’est cet amalgame de chiffres justes et probablement de poudre aux yeux qui crée l’impression et qui, dans les faits, rapporte.
Quoi qu’il en soit, même si ces vidéos utilisent habilement certains concepts de la pub, il n’en reste pas moins que le phénomène est réel. Le mouvement est énorme, que les chiffres soient gonflés ou non. De nos jours, dans le contexte des médias sociaux, 1 + 1 ne fait plus 2, car 1 personne + 1 autre personne correspondent souvent, à elles seules, à un réseau multiple de plusieurs centaines d’individus. C’est cette force que peut vous offrir Click Contact. Plus vous serez de membres, plus l’outil sera performant. Bonne semaine!
Jeff
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Publié le: 15 septembre 2010 | Auteur: jfmarcoux | Catégorie: Nouveau site Internet, Québec, Réseau social, information, internet, web 2.0
La semaine dernière, je me suis arrêté à l’étape de la prise de contact avec la firme comptable Lemieux et Nolet de la région de Québec. C’est réellement à ce moment-là que le projet a pris de l’envergure. Il faut savoir qu’à chaque année, un certain nombre de projets sont présentés à la Division financement de Lemieux et Nolet, et, de ce lot, deux ou trois sont retenus. Ces quelques projets bénéficient alors du support de leur expert en financement, M. Luc Lamirande afin de développer une stratégie de financement. La période où nous leur avons présenté notre projet n’était pas la meilleure, la crise économique se pointait à l’horizon et les investissements dans les projets web n’étaient pas énormes, conséquence de la chute des « .com » quelques années plus tôt. Mais les gens de Lemieux et Nolet ont su voir le potentiel du projet, et, j’ose croire, encore plus le potentiel et l’énergie que notre petite équipe de quatre personnes dégageait.
Le plan mis sur pied était assez simple et en même temps à l’image de notre site qui permet de mettre les gens en réseau, M. Lamirande a choisi de nous faire rencontrer un certain nombre de gens d’affaires de la région de Québec et nous avons ainsi créé un réseau d’investisseurs capables de nous accompagner dans les défis à venir. Afin de maximiser les chances de réussite, nos investisseurs ont désigné deux personnes chevronnées du milieu des affaires de Québec pour siéger sur le conseil d’administration de Click Contact, à savoir M. David Tanguay, fondateur et ancien président de Wanted Technologies et M. Édouard Gosselin lui aussi un ancien président de Wanted Technologies.
Toujours au début de 2008, les recherches en vue de trouver une nouvelle équipe pour programmer le site progressaient bien, cette démarche nous permettant aussi de réévaluer nos besoins en financement. C’est dans ce cadre que nous avons présenté un budget de travail de 250 000 $ à nos conseillers de Lemieux et Nolet et, afin de ne pas répéter les erreurs déjà commises, nous avons retenu l’une des soumissions les plus élevées au niveau des coûts dans le but de nous garantir la meilleure équipe de programmeurs possible. Après quelques mois d’arrêt, les choses étaient reparties de plus belle, la confiance était à son plus haut et l’avenir s’annonçait meilleur.
C’est ainsi que tout le monde s’est mis à la tâche, les rencontres étaient intéressantes et le site prenait lentement forme. Cependant, une nouvelle fois, nous avons dû réaliser que le projet représentait, malgré la bonne volonté de la jeune équipe de programmeurs, un défi qu’ils n’arriveraient jamais à réaliser à la hauteur de nos attentes. Il devenait impératif pour nous de trouver les gens capables de réaliser notre projet. C’est finalement chez Mirego, une jeune entreprise de la région de Québec, que nous avons trouvé l’expertise nécessaire. Cette fois, avec un plan bien établi et des échéanciers courts, la mise en ligne à l’automne 2008 d’une version bêta de ce que nous avions imaginé quelques années plus tôt a été possible. Depuis, nous avons appris à vivre l’expérience Click Contact, nous l’avons utilisé, nous avons pris conscience de ses forces et de ses faiblesses, nous avons questionné des gens sur leur impression et nous avons écouté vos commentaires. Cette collecte de données effectuée par l’équipe de Click Contact a depuis permis l’élaboration d’une nouvelle version du site, version qui vous sera présentée très bientôt.
L’automne 2008 fut incontestablement un moment très important pour moi, alors que j’ai dû, à contrecœur, m’éloigner du projet Click Contact pour des raisons de santé. Ce fut une décision très difficile, parce que ce site, c’était mon « bébé » comme je l’appelais, bien que dans les faits il était aussi le « bébé » de beaucoup de gens et particulièrement de Francis. J’avais l’impression d’abandonner mon projet, de laisser tomber un rêve. Mais je devais me choisir, prendre soin de moi, me refaire des forces. Il est évident que j’ai continué à donner mon opinion sur ce qui s’est fait par l’équipe depuis. Je n’ai jamais vraiment coupé les ponts, même si j’ai pris de la distance. Imaginez le plaisir que j’ai maintenant à écrire ces quelques lignes à chaque semaine.
J’ai vécu les derniers développements de Click Contact de l’extérieur. De cette position, l’expérience s’est avérée, bien sûr, moins palpitante mais elle m’a permis de constater à quel point mes associés ont relevé plus d’un défi, et ce, avec brio. Parmi les éléments marquants, on peut souligner une deuxième ronde de financement de même qu’une troisième qui nous ont mené à un financement total d’un million de dollars, la promotion du défi 500 000 poignées de mains, le lancement d’une version anglaise du site et le développement de la prochaine version à vous être présentée, l’établissement de partenariats et plus encore.
À la relecture de mon texte, je ne peux m’empêcher de penser avoir oublié de mentionner tellement d’éléments, de gens ou de choses que nous avons vécues. Je voudrais prendre le temps de remercier les parents de Francis ainsi que les miens qui, à leur façon, ont apporté leur contribution, que ce soit monétairement, au moyen d’une sauce à spaghetti ou par une révision de nos documents. Je vous remercie. Également un mot particulier pour nos investisseurs, merci d’avoir su voir et croire en notre potentiel et celui de Click Contact. Merci à nos amis et à tous ceux qui ont permis à Click Contact d’exister. Bonne semaine
Jeff
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Publié le: 8 septembre 2010 | Auteur: jfmarcoux | Catégorie: Nouveau site Internet, Québec, Réseau social, information, internet, web 2.0
Au cours des prochaines semaines, vous serez témoins de changements importants sur le site Click Contact. C’est en considération de ces changements que je veux faire une rétrospective de la petite histoire de Click Contact. Vous avez déjà eu droit à certains détails de la création de notre site, mais j’aimerais vous en livrer plus sur l’ensemble de cette aventure.
Tout a commencé en 2004, alors que j’habitais Montréal à la fin de mes études en communications graphiques. Je partageais alors mon appartement avec un jeune père célibataire et celui-ci était inscrit à quelques sites de rencontres afin de trouver une nouvelle flamme. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à Internet et à son potentiel. Ne connaissant pas ce genre de sites, je fus surpris d’apprendre que, la plupart du temps, ils sont gratuits pour les femmes et payants pour les hommes. L’abonnement à ce genre de sites variant entre 10 $ et 25 $ par mois, si l’on considère un site ayant 10 millions de membres au total avec seulement 1/3 de ses membres masculins, cela représente des profits de l’ordre de 30 millions par mois… ma curiosité était piquée à coup sûr. Même si ces chiffres avancés sont purement de la spéculation, il reste que le potentiel d’Internet m’apparaissait clairement présent. C’est à ce moment que j’ai commencé à réfléchir à un projet, à en parler avec des amis.
En 2005, de retour à Québec, je cherche plus sérieusement un collaborateur pour progresser dans mon projet. C’est finalement après avoir discuté avec Francis Drolet que les choses ont commencé à se concrétiser. Francis avait déjà travaillé au démarrage d’initiatives et possédait une énergie peu commune. C’est à compter de décembre 2005 que nous avons commencé à faire des rencontres dans le but de mettre sur papier les idées que nous avions. Rapidement, un concept a fait surface… pourquoi se limiter à la rencontre amoureuse… pourquoi ne pas étendre le concept à l’ensemble des sphères de l’activité humaine ? C’est avec cette idée en tête que nous avons débuté le travail. Nous avons fait des démarches auprès du CLD de Québec afin de démarrer l’aventure entrepreneuriale qu’allait être Click Contact. La rédaction du plan d’affaires s’est amorcée au début de 2006, le travail se poursuivant à distance, Francis étant alors occupé sur un projet de tournage dans l’Ouest canadien avec un certain Patrick Duchesneau, ce même Patrick qui deviendra, quelques mois plus tard, le directeur des communications de Click Contact ainsi que l’un des copropriétaires.
En septembre 2006, Click Contact fait ses premiers pas avec en main un plan d’affaires bien monté. C’est là que s’amorce la recherche de financement ainsi que de ressources pour effectuer la programmation de notre projet. La première personne à manifester son intérêt de façon concrète est un ami nommé Philippe Gauthier qui, croyant au projet, décide d’y investir 1 000 $. D’autres gens se manifestent également et nous disposons assez rapidement de plus de 10 000 $ pour entreprendre la réalisation du projet. En parallèle, après avoir rencontré diverses ressources, notre choix s’est arrêté sur une petite équipe de programmeurs de Québec qui nous avait soumis une proposition intéressante.
À ce moment là, le travail colossal de créer Click Contact venait de s’amorcer. Tout était à faire : le nom du site, le logo, l’organigramme, le visuel du site et son articulation. Les journées de 18 heures de travail en ligne ont commencé et se sont répétées pendant un bon bout de temps. Nous avons pu bénéficier de la plateforme Multimédia, un milieu d’incubation pour les entreprises en TI, une initiative conjointe de l’Université Laval et de la Ville de Québec. Cet organisme nous a fourni des ressources et des conseils fort judicieux.
À la même époque, Lino Fleury s’est joint à l’équipe apportant son expertise à titre de relationniste avant de devenir également copropriétaire. Malheureusement, bien que de notre côté les choses avançaient, il en était tout autrement avec la programmation et après quelques mois de collaboration, nous avons dû couper les ponts avec la première équipe de programmeurs.
Un constat s’imposa rapidement. Il nous fallait changer notre approche, il nous fallait une équipe de programmation plus chevronnée et, afin de soutenir cette initiative, un financement plus musclé, nos besoins dépassant largement les économies de nos familles. Des recherches de financement à divers niveaux se sont multipliées jusqu’à ce que l’on rencontre M. Luc Lamirande du bureau de comptables Lemieux et Nolet. Ce fut le début de ce que Click contact est aujourd’hui. Je vous garde la suite pour la semaine prochaine.
Jeff
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Publié le: 1 septembre 2010 | Auteur: jfmarcoux | Catégorie: Non classé, Québec, Réseau social, information, internet
Cette semaine, mon intervention est colorée par un événement triste qui s’est produit dans mon entourage, un ami très proche a perdu sa mère. Cet ami «Fred» a participé à sa façon à la création de Click Contact. Lorsque le projet a démarré, j’étais alors en colocation avec lui et il nous a supporté, mes partenaires et moi, pendant des mois, en nous permettant d’utiliser le salon de notre logement pour mettre en place notre projet. C’est aussi lui qui, sorti de nulle part, alors que nous nous creusions les méninges pour trouver un nom pour notre site, avait tout bonnement lancé le fameux « ben pourquoi pas… Click Contact » Alors que j’étais toujours son colocataire, sa mère a fait un séjour d’une semaine chez-nous pour le visiter au Québec et la dame m’a laissé une forte impression. C’était une femme d’une grande culture, plus grande que nature, avec une opinion sur tout, les débats et les échanges se succédant à un rythme fou. Lors de ces échanges, j’ai saisi qu’elle avait un grand respect pour l’intelligence et un mépris profond de la bêtise humaine. Je m’en voudrais de ne pas souligner qu’elle avait un talent certain pour la peinture et les multiples toiles signées de sa main qui décoraient nos murs en faisaient foi. Cette disparition m’a interpellé dans une certaine mesure, même si je n’étais pas un proche de la dame en question mais il est certain que la tristesse m’a gagné, à l’idée de savoir que Fred souffrait de ce départ.
Mes réflexions sur le sujet m’ont amené dans toutes sortes de directions. L’homme est une créature fondamentalement sociable, nous tissons des liens avec les gens et ces liens de même que les interrelations qui en découlent nous font vivre un nombre incalculable d’expériences qui nous forment, nous forcent à évoluer et nous amènent à nous définir comme individu. Mais quelle est l’importance du décès d’une personne, une seule personne sur l’ensemble de la population mondiale ? C’est finalement dans ce cadre que j’apprécie particulièrement le poète anglais John Donne qui nous met sur une piste de réponse : « nul homme n’est une île ». Par cette phrase, il affirme sa conviction profonde dans le fait que l’humain forme un tout à l’image d’un continent. Cette vision, losqu’on l’approfondit est lourde de conséquences. Donne pousse la métaphore plus loin en disant : « un continent qui voit une de ses côtes disparaître dans la mer se voit diminué, tout comme la perte d’un seul individu laisse l’humanité diminuée » et « la mort de tout homme me diminue parce que j’appartiens au genre humain ». L’enseignement visé par ses réflexions est qu’agresser autrui revient à s’agresser soi-même. J’y trouve une certaine sagesse qui demeure à la fois simple et inflexible car une personne qui s’engage entièrement dans cette façon de voir la vie s’impose d’être au service et à l’attention des autres et cela, sans réserve. J’aime bien, par contre, ce constat d’interrelation qui existe entre les humains. Nous sommes souvent inconscients de l’étendue des liens qui nous unissent, ce qui nous rend parfois difficile l’évaluation de l’importance qu’a la perte d’une personne pour la collectivité qu’est le genre humain.
Bon… je crois que vous avez assez d’éléments pour saisir jusqu’où mes réflexions ont porté lors de cet événement, mais je m’en voudrais d’en rester là. Click Contact est un outil génial pour tirer profit du potentiel que le genre humain peut générer mais aujourd’hui, par le biais de son blog, un autre type d’opportunité m’est offert, soit celui de la postérité. Internet s’est développé et représente aujourd’hui un incontournable pour une multitude d’aspects de nos vies. Des organisations comme Google s’affairent à numériser les livres et les ouvrages que recèlent les bibliothèques du monde. Ce faisant, ils font d’Internet un centre d’archives qui sera consulté et étudié par les historiens, les sociologues, anthropologues et bien d’autres pour des générations à venir. Pour ma part, je veux profiter de la tribune qui m’est actuellement offerte pour souligner le passage parmi nous de cette dame qui a su laisser sa marque autour d’elle, soit madame Claude Élizabeth ALBERT
Je vous invite à laisser un commentaire ou à présenter vous-même un hommage. Merci, revenez la semaine prochaine. Salut Fredo…
Jeff
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